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Sunday, September 21, 2014

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Le Dr Éric Bensimon élu Président de l’A.S.C.P.E.Q.

Tags: Health
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Dr. Éric Bensimon

Le Dr Éric Bensimon a été élu récemment Président de l’Association des spécialistes en Chirurgie Plastique et Esthétique du Québec (A.S.C.P.E.Q.).

Diplômé en Médecine de l’Université Laval de Québec, le Dr Éric Bensimon a acquis sa formation en Chirurgie Plastique à l’Université de Montréal. Après l’obtention de son Diplôme de chirurgien plastique, il a entrepris une surspécialité en Chi­rurgie Craniomaxillofaciale et Esthétique à l’Université de Toronto.

Outre sa pratique de la Chirurgie Esthétique dans le privé, le Dr Éric Bensimon exerce aussi ses fonctions de chirurgien plasticien à l’Hôpital du Sacré-Coeur de Montréal et enseigne la Chirurgie Plastique à l’Université de Montréal.

Quels sont les principaux mandats de l’Association des spécialistes en Chirurgie Plastique et Esthétique du Québec?

“Notre Association regroupe à peu près 126 chirurgiens et chirurgiennes -environ 30% de nos membres sont des femmes. Ses principaux mandats sont: représenter ses membres au sein de la Fédération des Médecins spécialistes du Québec; promouvoir  l’excel­lence dans les soins; prodiguer une formation médicale continue à ses membres; fournir à ses membres et au public une information juste et complète sur les changements, les nouveautés et les tendances de la pratique en Chirurgie Plastique et Esthétique; gérer l’enveloppe budgétaire annuelle -en 2011, celle-ci est de l’ordre de 35 millions de dollars- allouée par le Ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec pour tarifer les actes médicaux effectués par les spécialistes en Chirurgie Plastique et Esthétique; élaborer, en concertation avec la Fédération des Méde­cins spécialistes du Québec et le Mi­ni­stère de la Santé et des Services Sociaux, les plans de répartition des spécialistes en Chirurgie Plastique et Esthétique sur le territoire québécois afin que toutes les régions soient desservies équitablement…”, précise le Dr Éric Bensimon en entrevue.

Actuellement, l’un des Dossiers les plus prioritaires de l’Association des spécialistes en Chirurgie Plastique et Esthétique du Québec est la mise en oeuvre de la Loi sur les Cli­niques privées adoptée en avril 2010 par le gouvernement du Québec.

“Depuis le décès de Micheline Charest, survenu en 2004 dans une Cli­nique privée de Montréal, il y a un souci très légitime de protéger le public. Le gouvernement québécois a donc décidé que dorénavant toutes les chirurgies au privé devront être faites dans des Cliniques ayant obtenu préalablement une Accréditation officielle auprès d’un Orga­nisme reconnu, à but non lucratif et indépendant, en l’occurrence Agrément Canada. Dans le passé, une Clinique privée pouvait opérer sans un permis gouvernemental. Ce n’est plus le cas désormais, dit-il. Les Cliniques privées détentrices d’un permis gouvernemental ont trois ans pour obtenir une Accréditation auprès d’Agré­ment Canada. C’est un processus long et complexe qui pose un grand défi aux Cliniques privées car les normes imposées par Agrément Canada sont lourdes et très pointil­leuses. Notre Association aide les Cliniques privées dans leurs démarches visant à obtenir leur Accrédiation auprès d’Agrément Canada.”

Le Dr Éric Bensimon déplore que  la Chirurgie Plastique et Esthétique soit une Branche médicale mal con­nue du grand public.

“Un chirurgien plasticien ne fait pas seulement que des Chirurgies Esthétiques. Avant de choisir cette spécialité chirurgicale, j’avais aussi cette perception biaisée. J’étais convaincu que le chirurgien plasticien ne faisait que de l’Esthétique: des liftings, des réductions ou des augmentations mammaires ; des liposuccions… Au cours d’un stage en Chirurgie Plastique, j’ai découvert que le champ d’action du chirurgien plasticien était très vaste. Celui-ci fait aussi de la Chirurgie Reconstructive, de la Chirurgie de la Main, de la Chirurgie Crâno-faciale, de la Chirurgie des grands Brûlés, de la Chirurgie Plastique pédiatrique… La Chirurgie Plastique a pour but de reconstruire les tissus et de réparer les organes défaillants, notamment par des greffes tissulaires. On reconstruit et on redonne sa forme à un organe fortement endommagé. C’est un grand défi au niveau technique. Il y a une dimension artistique très importante dans le travail de reconstruction effectué par les chirurgiens plasticiens. Nos opérations chirurgicales ne sont pas standardisées avec des gestes et des séquences précises. Les techniques chirurgicales de reconstruction d’organes requièrent une adaptation constante.”

Les chirurgiens plasticiens jouent un “rôle fondamental” dans le milieu médical hospitalier, rappelle le Dr Éric Bensimon.

“Le chirurgien plasticien est formé pour faire de la Chirurgie Esthétique  et de la Chirurgie Reconstructive sur l’ensemble du corps. À la différence des autres spécialistes en Chirurgie, son travail ne se concentre pas sur un organe particulier. L’organe des chirurgiens plasticiens c’est la peau. Dans un Hôpital universitaire, les chirurgiens plasticiens sont indispensables. Ils travaillent étroitement avec les chirurgiens spécialistes oeuvrant dans les autres Services de l’Hôpital.  À l’Hôpital du Sacré-Coeur de Montréal, où j’exerce, qui est le plus grand Centre de Traumatologie du Québec, le deuxième Service qui opère le plus d’accidentés est le Service de Chirurgie Plastique, après le Service d’Orthopédie. Les chi­rur­giens plasticiens sont très fiers d’exer­cer aussi leurs fonctions dans des Hôpitaux.”

Les opérations chirurgicales effectuées par les chirurgiens plasticiens sont délicates et très complexes, souligne le Dr Éric Bensimon.

“Ce sont souvent des chirurgies majeures, fort complexes et très longues. Un chirugien orthopédiste qui doit opérer d’urgence un patient ayant une jambe fracturée à laquelle il manque les deux tiers de la peau aura deux options: amputer la jambe ou faire appel à un chirurgien plasticien. Il s’agit d’une opération extrême­ment complexe et très longue, qui peut durer 9 ou 10 heures. On prend un muscle dans le dos du patient et on le connecte à sa jambe fracturée avec l’aide d’un microscope… Quand un chirurgien oto-rhino-laryngologiste procède à l’ablation d’ une grosse tumeur dans un visage, il fait aussi appel à un chirurgien plasticien pour qu’il reconstruise la partie lacérée de la mandibule. Grâce à la microchirurgie, on prélève sur le patient un fragment d’os qui sera transplanté sur sa mandibule endommagée. On prélève cet os au niveau de la jambe, l’os péroné, avec ses artères et ses veines qui sont reconnectées aux vaisseaux du cou, et on le fixe à la partie de la mandibule qui n’a pas été enlevée. Les chirurgiens plasticiens sont les derniers à quitter la salle d’opération. Il m’est déjà arrivé de passer 16 heures dans une salle d’opération. Le travail chirurgical capital effectué par les chirurgiens plasticiens est mal connu du grand public.”

Les chirurgiens plasticiens sont constamment dans la ligne de mire des médias, constate avec regret le Dr Éric Bensimon.

“Des décès inopinés de patients, il y en a toutes les semaines dans les Hôpitaux québécois. Mais on en parle très peu. Dès qu’il y a un décès d’une patiente dans une Clinique privée, surtout s’il s’agit d’une personnalité connue, comme feue Micheline Charest, ça devient une affaire ultra-médiatisée. La question des implants mammaires, qui est souvent traitée par des journalistes d’une manière peu objective, superficielle et très lacunaire, suscite aussi des réactions virulentes de la part du public. Les chirurgiens esthétiques se retrouvent régulièrement sur le banc des accusés.”

Pourquoi la Chirurgie Esthétique a-t-elle si mauvaise presse?

“Faire une Chirurgie Esthétique, c’est quelque chose de très personnel. Les gens ont recours à la Chi­rurgie Esthétique parce qu’ils veulent être plus beaux. Les personnes qui ­optent pour une Chirurgie Esthétique veulent faire ça dans la plus grande discrétion, à l’abri des regards des autres. Pourtant, ça devient une affaire publique, souvent durement jugée par  les médias et le grand public. Il est regrettable que la Chi­rurgie Esthétique, qui est perçue avec beaucoup de préjugés tenaces, soit devenue un concept très public que l’on a tendance à associer systématiquement à la vanité et à l’opulence financière.”

Dans les Hôpitaux québécois, les chirurgiens plasticiens doivent aussi composer avec le problème des listes d’attente, rappelle le Dr Éric Bensimon.

“Les chirurgiens plasticiens ­traitent beaucoup plus la qualité de vie que la vie. Contrairement aux chirurgiens oncologues, les chirurgiens plasticiens sauvent rarement des vies. Notre temps opératoire est garanti dans les Hôpitaux, mais on ne bénéficie pas comme les chirurgiens oncologues de Programmes spéciaux de priorisation qui nous permettraient d’effectuer plus d’opérations. Par exemple, la réduction mammaire, qui améliore significativement la vie de nombreuses femmes à forte poitrine souffrant de maux de dos, n’est pas un problème très urgent dans une société où il y a de plus en plus de cancers du sein à opérer. Nous avons au Québec un excellent Système de santé pour traiter les pathologies graves, particulièrement les cancers. Pour ce qui est d’améliorer la qualité de vie des personnes souffrant de maux causant un inconfort existentiel chronique, ce n’est pas prioritaire. Au Québec, la réduction mammaire, c’est une des opérations où il y a le plus de listes d’attente dans notre spécialité.  En ce qui a trait aux opérations du canal carpien, les personnes souffrant de ce problème -elles ont les doigts engourdis et ne peuvent pas bien dormir la nuit- doivent aussi attendre longtemps avant d’être opérées.”

 

Dr. Éric Bensimon was recently elected president of the association of plastic and esthetic surgeons of Quebec.

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